Isabelle Jacquemain

Publié le par Festival de contes de Dully


A écouter dans Contes érotiques



Il était une fois une petite fille issue du baby boom, atterrie en Normandie, dans la ville où l'on construisait des fusées. Les seules histoires qu'elle entendait parlaient de la guerre et des bombardements et il n'y avait pas beaucoup de livres à la maison.

Mais un jour, à l'école maternelle, une gentille institutrice raconta l'histoire de Michka, le petit ours qui renonce à sa liberté pour redevenir un jouet, pour un pauvre petit garçon malade... Et la petite Isabelle fut marquée à tout jamais par cette histoire et par la magie qu'elle avait ressentie ce jour-là.

Isabelle a passé toute son enfance à jouer à la poupée, avec des petits personnages découpés dans les catalogues des Galeries Lafayette. Puis, plus tard, avec des poupées Barbies qu'elle a dû conquérir après de longues luttes avec sa famille. Elle leur a inventé des histoires, raconté la mythologie grecque et égyptienne. L'histoire de sa poupée Barbie, mariée à un détective privé, et qui était également la maîtresse du gangster international recherché activement par son époux, a des années plus tard beaucoup troublé son psychiatre...

Mais Isabelle détestait la Normandie autant que Madame Bovary. Alors elle a rejoint le pays de son grand-père et est devenue, un temps, une petite Heidi maman.

Pourquoi est-elle devenue conteuse et y a-t-elle consacré sa vie depuis près de 20 ans, retrouvant ainsi son pays natal, passant sa vie dans les trains, les festivals, les hôtels et les salles de spectacles ?

C'est la seule chose qu'elle ne sait pas expliquer...



 

Isabelle a déjà conté maintes et maintes fois à Dully, mais c'est la première fois qu'elle participe à notre Festival. Pour l'occasion, elle accepte de revenir à ses amours anciennes, tentée de retrouver le temps charmant où le conte " érotique " se situait encore dans un délicat vallon à l'écart, un peu sombre, touffu et mystérieux, où il restait encore à défricher délicatement, et surtout où il était si délicieusement dangereux...


* A écouter le samedi 24 mai à 23h30, au Funambule (spectacle interprété en langue des signes française)
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